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BULLETIN 187
1er tr. 2010

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Adieu Annamite, Bonjour Vietnamien

Le 9 Mars 1945, 65 ans dejà ...

Evolution de la mode au Vietnam

NOTES DE LECTURE
- Passport pour le Tonkin
- Stèle colonial - Vietnam
-A la découverte des villages de métiers au Vietnam

Message du Trésorier - ALASWEB

Bon de commande : Mémoire et Annuaire de l'ALAS

 


LE 9 MARS 1945, 65 ANS DEJA…

Dans la nuit du 9 mars 1945, 300 superforteresses B 29 rayèrent de la carte les deux cinquièmes de Tokyo et y causèrent 150 000 morts, plus que la future bombe atomique d’Hiroshima. La nouvelle fut connue dans le monde. Mais, survenu la même nuit en Asie, un autre évènement passa inaperçu, y compris en France, déjà libérée.
Un évènement qui fait que « le 9 mars », sans besoin d’un millésime, reste gravé dans la mémoire des Français d’Indochine, comme le 11 septembre l’est pour les Newyorkais. Cette nuit là, en effet, assurée d’une supériorité écrasante en hommes et en armes, l’armée impériale attaquait par surprise les garnisons de toute l’Indochine et, malgré des résistances héroïques, établissait sa domination sur la Péninsule.
Ainsi, à cinq mois seulement de la capitulation du Mikado, sombraient cinq années de maintien de la souveraineté et de la paix françaises depuis 1940. Que s’était il passé dans ce laps de temps ?

Juin 1940, l’Indochine isolée, face à la puissance japonaise

La défaite de juin 1940 dans la Métropole mit soudain en péril la survie même de l’Indochine Française, sur les rives d’un océan Pacifique où la puissance japonaise était sans rivale. Dés le 19 juin, le général Catroux, gouverneur général, lâché par les voisins anglo-américains, devait accepter un ultimatum de Tokyo : « Fermez la frontière chinoise au transit ferroviaire de matériel de guerre, sextuplé depuis trois ans, au profit de Chang Kai Chek ! ». Révoqué par Rivière, ministre socialiste du premier gouvernement Pétain, Catroux lui répliqua ; « Quand on est battu, qu’on a peu d’avions et de DCA, pas de sous-marins, on s’efforce de garder son bien sans avoir à se battre. C’est ce que j’ai fait. ». C’est ce qu’allait faire son successeur, l’amiral Decoux, pendant cinq ans. Avant de rejoindre De Gaulle, Catroux avait rejeté comme suicidaire tout ralliement de l’Indochine à Londres .
Decoux prit fermement la barre. Arthur Conte a vu en lui un marin sans complication, d’un patriotisme sans complexe. Les collaborateurs de l’amiral l’ont décrit comme un homme de devoir, de pensée claire, exigeant et autoritaire, tenace, à l’occasion petit, ayant le goût du faste et subordonnant tout à sa mission, qu’il tenait pour sacrée. Ses qualités et ses défauts même allaient lui donner un prestige exceptionnel aux yeux de la population. Si des initiatives inopportunes n’avaient été prises à l’extérieur « dans la dernière ligne droite », il aurait pu rendre l’Indochine intacte à la France en 1945.

Des concessions douloureuses pour sauver l’essentiel

Pour préserver l’essentiel, il ne pouvait éviter des concessions douloureuses. En contrepartie de la reconnaissance renouvelée de la souveraineté française, les accords de 1940 et 1941comportèrent le stationnement et le transit des troupes japonaises dans la Péninsule, l’utilisation de bases portuaires et aéroportuaires, des dispositions économiques et financières sur lesquelles on reviendra. Ils posèrent le principe d’une « défense commune » qui, évoquée par Matsumoto le soir du 9 mars 1945, fut aussitôt rejetée par l’amiral Decoux .
Chaque convention avait été passée sous forte menace militaire. Celle du 22 septembre 1940 s’accompagna de l’irruption de la division japonaise du Kouang Si sur la garnison frontière de Langson qui, surprise et submergée, succomba au prix de centaines de tués. Mais, quinze jours plus tard, devant les protestations françaises, le général Nokamura replia ses troupes en Chine et, libérant les prisonniers, lut à genoux le message de l’Empereur qui exprimait « son regret profond de l’incident inattendu de Langson ».
En décembre 1940, après une tentative des communistes dans le Sud, les Siamois, à leur tour, attaquaient la proie qu’était devenue l’Indochine. Après des combats terrestres confus et la victoire navale française de Koh Chang, le 17 janvier 1941, la seule de la guerre 1939-45, Tokyo imposa un cessez-le-feu, puis, le 9 mai, des rectifications de frontière au profit du Siam. Enfin, après Pearl Harbor (8 décembre 1941), ce fut la guerre du Pacifique et la ruée japonaise sur le Sud. Libérée de la menace soviétique par le pacte du 13 avril 1941 avec Staline, l’armée impériale poussa jusqu’aux portes de l’Australie, à 5000 km de Saigon.

Maintenir la souveraineté française en résistant chaque jour

Seul ilot « blanc », l’Indochine française émergeait de ce torrent. Mais comment survivrait elle dans un blocus de 45 mois ?
A trois conditions nécessaires et pas forcément suffisantes. D’abord, un modus vivendi avec le Japon. Ensuite, comme l’avait  bien compris Catroux, une allégeance continue à la lointaine Métropole, neutre à l’égard de Tokyo. Enfin, un maintien intégral de la souveraineté française, sous l’œil critique de 30 millions d’Indochinois. Cette souveraineté à bout de bras jusqu’au retour de la France sera «  l’idée fixe » de l’amiral pendant ces années. Avec quel résultat ?
Comme l’ont relevé les historiens et confirmé les acteurs et témoins de cette aventure très asiatique, dont le général en chef Mordant, ennemi de Decoux et délégué général de De Gaulle en 1944, le « pari fou », suivant le mot de Bodard, aux limites, souvent, de l’équilibrisme, a tenu cinq ans. Il  pouvait tenir cinq mois de plus, jusqu’à la capitulation de Tokyo.
Outre la chance, toujours nécessaire, cela ne se fit que par une résistance épuisante aux débordements japonais, parfois au bord de la rupture, par une politique d’activité et de prestige tournée vers l’opinion indochinoise, par un sauvetage inventif de l’économie et des finances publiques, que le blocus vouait à l’effondrement.
Face aux militaires nippons et à leur Kempetai, Decoux ne laissa rien passer. Il martela son credo : « Tous les accords, rien que les accords ! » . Inlassable, il rappela à l’ambassadeur Yoshizawa la garantie solennelle qu’avait donnée à la France « la personne sacrée de l’Empereur ». Il ferma les oratoires des Hoa Hao et des Caodaïstes pro-nippons, expédia leur « Pape » à Madagascar, fit arrêter nombre de « collaborateurs » des Japonais. Les exportations vers le Japon, interrompues dés 1943 par les sous-marins américains, furent payées aux producteurs au prix du marché. Les cessions de piastres aux Nippons pour leurs besoins locaux furent limités, pied à pied. Bien loin d’une indemnité de guerre comme en Métropole, il s’agissait d’opérations de change. A Tokyo, en 1945, les Américains, ébahis, en découvrirent la contrepartie : 32,6 tonnes d’or, qui furent remises à la Banque de France.

Une mutation fondamentale du statut colonial en pleine guerre

De son côté, la Mission japonaise, inféodée à la « Grande Asie Orientale », cherchait à séduire l’élite intellectuelle, parfois avec succès. L’obligation où était le gouvernement général de réagir à cette concurrence et sa toute nouvelle liberté de décision très loin de  la Métropole amenèrent l’amiral à changer profondément l’état de choses colonial, une réforme qui est restée ignorée aprés 1945. En résumé, on institua l’égalisation des rémunérations et des carrières entre fonctionnaires français et indochinois. D’où une augmentation très importante des traitements. Un aggiornamento de l’enseignement, notamment supérieur, multiplia les écoles à tous les niveaux. On relança l’éducation sportive avec neuf fois plus de stades et de piscines en 1944 qu’en 1940. On restitua son identité à la jeunesse, en réhabilitant les patries, leur histoire, leurs symboles, à l’intérieur d’une future communauté française. Dans ce climat naquit une surprenante floraison littéraire et artistique.
Convaincue en 1940 de la prochaine élimination de la France, l’opinion indochinoise assista, médusée, à son retour à Langson, à la condamnation par la Cour Martiale des mandarins qui s’y étaient compromis avec les Japonais, au contrôle exclusif de la frontière chinoise par l’armée française, à  la quotidienne affirmation d’une souveraineté que ne semblait pas contester Tokyo, au faste impérial dont s’entourait l’amiral Decoux. « Ces diables de Français » n’avaient pas perdu le « mandat du Ciel »…
Cela dit, une indépendance était souhaitée à moyen terme par la bourgeoisie, à court terme par les étudiants. Mais pour tous, le maintien de la paix française en Indochine était si capital qu’il était la condition de leur loyalisme envers la Métropole.

Sauver l’économie et les Finances publiques sinistrées

Dernier travail d’Hercule de l’Indochine sous le blocus, l’économie et les Finances publiques. On avait exporté riz, maïs, charbon et caoutchouc. On avait importé la plupart des produits manufacturés et tout le pétrole. Soudain, sauf le courant de début vers ou depuis le Japon, tout s’arrêta. L’Indochine était asphyxiée, le Budget général amputé de moitié par la perte des rentrées douanières et, faute de débouchés, la misère menaçait des millions de paysans, des milliers de salariés. Le gouvernement général administra l’économie, finança des montagnes croissantes de stocks à exporter, lança des cultures industrielles, de petites industries de substitution, fonderie et gazogènes compris. Chacun rivalisa d’imagination et d’ingéniosité. Vaille que vaille, on pallia l’essentiel des pénuries. On fit tourner l’Indochine. Enfin, Decoux entreprit d’énormes travaux publics pour soutenir l’emploi et proclamer une foi tranquille dans l’avenir.

Les Français d’Indochine

Cette foi, les 40 000 Français d’Indochine, antijaponais sans exception, la gardaient à 13000 kilomètres de leur patrie, entre bombardements de la 14e US Air Force, évacuation des lycéens sur le Tam Dao ou Sam Son et rumeurs périodiques de putsch nippon. La grande majorité, connaissant le sort inhumain des « Blancs », y compris femmes et enfants, dans les camps de détention nippons, fit confiance à Decoux. Aux yeux de l’amiral, il était vital pour survivre d’obtenir de ses compatriotes une discipline de parole et de comportement à l’égard des Japonais. Il diffusa les maximes du type « Travail, Famille, Patrie » et l’image du Maréchal, « chargé d’années et de sagesse », qui, dans la population, rejoignaient les préceptes de Confucius. Il n’avait pas souhaité l’extension à l’Indochine des lois d’exception de Vichy. Elles entraînèrent la révocation de 45 agents de la fonction publique qui, ne pouvant être rapatriés, continuèrent à recevoir une solde.
En revanche, face au risque d’hémorragie des cadres de l’armée, élément essentiel de la présence française, il poursuivit de sa vindicte les deux douzaines de ceux qui avaient manqué leur passage en Chine. Le problème disparut lorsqu’Alger, de son côté, recommanda à ces cadres de rester à leur poste en Indochine. A l’égard des ressortissants dont il jugeait les éclats dangereux il appliqua la législation du temps de guerre sur l’internement administratif et la résidence surveillée.

Alger se représente l’Indochine comme une autre France occupée

Dés le début de 1943, avec Stalingrad, El Alamein et, dans le Pacifique, Guadalcanal, la victoire dans le monde avait changé de camp. Les exploits de leurs camarades de l’armée d’Afrique rendirent plus ingrate encore aux hommes de l’armée d’Indochine leur veille sans éclat. C’est alors que le commandant en chef Mordant rallia secrètement Alger. De Gaulle, qui en fit son délégué général, ne connaissait pas l’Asie. Il savait, certes, par Catroux que le rattachement à Vichy conditionnait la survie de l’Indochine, sans la garantir. D’où, jusqu’à son dernier message à Mordant, déjà prisonnier, ses recommandations de prudence et de négociation avec les Japonais. Mais ses fidèles « purs et durs » d’Extrême-Orient lui représentaient l’Indochine comme une autre France occupée, avec la séquence collaboration, maquis, parachutages, débarquement. Une vision imaginaire qui allait avoir des conséquences dramatiques. De Gaulle leur fit, hélas, confiance. Il devait écrire : « Ce que nous avions fait en France, nous pouvions le faire en Indochine. ». Il pensa que le sang versé sur son sol « nous serait un titre important ».

120 parachutages et de grandes imprudences

C’est pourquoi on  créa une Résistance, avec un Service de Renseignement (SR), qui, très proche de celui de l’Etat Major, fut efficace. Avec aussi, malheureusement, un Service Action (SA), qui fit double emploi avec l’armée régulière en recrutant chez les mêmes mobilisables, en utilisant les liaisons radio militaires. Il était formé de jeunes futurs maquisards, qui appuieraient un débarquement ou, en cas d’attaque japonaise, gagneraient l’hinterland. Pour les équiper, on obtint des Britanniques plus de 120 parachutages (armes, appareils radio, explosifs, spécialistes), des opérations qui furent vite connues des Japonais. L’organisation « clandestine » fut marquée par de grandes imprudences et des rivalités franco-françaises. Elle comprit mal quand Paris, le 25 janvier 1945, prescrivit de « prononcer la neutralité des troupes françaises » en cas d’action américaine isolée. En octobre 1944, Paris avait subordonné secrètement Decoux à Mordant et l’amiral, rongeant son frein, fut réduit à un rôle de figuration vis-à-vis des Japonais.

Le 9 mars 1945, résistances de l’armée, souffrances du SR et du SA

Mais déjà Tokyo portait son effectif dans la Péninsule à 65 000 hommes. Hésitant jusqu’à février, il déclencha son coup de force le 9 mars 1945. Totalement surpris, Mordant, la plupart des généraux et plusieurs unités au Sud se retrouvèrent captifs. Comme l’amiral Decoux, qui avait rejeté l’ultimatum de l’ambassadeur Matsumoto. En 48 heures, l’armée nippone contrôla l’Indochine « utile » et arracha à la France son « mandat du Ciel »…
Face à la supériorité écrasante de l’ennemi, les quelque 10 000 soldats européens sous les armes, avec plusieurs milliers de tirailleurs, opposèrent une résistance désespérée, que salua le général de Gaulle. Ceux de la citadelle de Hanoi reçurent les honneurs militaires des Japonais. Les garnisons de la frontière furent, elles, décimées par la traîtrise et la sauvagerie d’une autre division nippone. Mais des groupes et des unités, surtout celles du général Alessandri s’accrochèrent au terrain jusqu’en mai-juin.
Sans ordres, le Service Action resta cloué par l’évènement, malgré l’ardeur de jeunes et de moins jeunes. Seuls, une centaine d’hommes purent combattre, presque toujours avec l’armée. Mais beaucoup de ses membres connurent une terrible captivité dans les cages de la Kempetai. Plusieurs, surtout chez ceux qui participaient au Renseignement, moururent torturés. Les officiers parachutés par Calcutta, surtout au Laos, reçurent l’ordre, le 16 avril, de mettre en sommeil leur action armée. A partir de mai, les survivants de l’armée française étaient, soit prisonniers, en partie au « camp de la mort » de Xuan Mai, soit, ayant franchi la frontière, croupissaient dans deux camps perdus en Chine.

Des mois d’interdits, d’humiliations, d’espoirs ruinés

Cinq mois durant, les Japonais, qui avaient fait proclamer l’indépendance, concentrèrent, accablèrent les Français d’interdits et d’humiliations. Chaque nouveau jour, ils firent perdre la face à la France. Privés du riz du Sud par les bombes de l’US Air Force et l’indifférence nippone d’après 9 mars, un million de Tonkinois moururent de faim. Aidé à la fois par Américains et Japonais, le Viêt Minh communiste passa la frontière, occupa le vide dans les campagnes et prit le pouvoir à Hanoi, le 20 août.  Il y eut de nouveaux morts français. Les accords de Postdam, d’où Paris était exclu, permirent aux hordes chinoises du seigneur de guerre Lou Han d’envahir et de piller le Nord-Indochine, sous prétexte de « désarmer les troupes nippones ».

En préparant un débarquement incroyable, on y a fait croire Tokyo

L’activisme de 1944-1945, qui a conduit l’Indochine au désastre, a été jugé sévèrement par la quasi-totalité des auteurs. « Plaqué » sur une colonie où le pouvoir civil et l’armée exerçaient la plénitude de leurs fonctions, le concept même de Résistance était inapplicable. Ele reposait sur l’utopie d’un Blanc, « poisson dans l’eau » dans la rizière ou la montagne d’Asie. Le mythe d’un débarquement allié n’entra jamais dans les plans de Mac Arthur qui, à l’évidence, allait foncer droit sur le Japon, sans détour par l’Indochine. Mais Paris n’en savait rien, s’étant refusé à interroger Roosevelt.
Hélas, Paris et ses représentants, en annonçant et en préparant ce débarquement incroyable, ont fini par le rendre assez crédible à Tokyo pour qu’il élimine préventivement le risque d’un coup de poignard dans le dos des Français !

Le plus fort pourcentage de tués français et la proscription de Decoux 

« Le sang versé »-- plus de 20% de soldats tués, le plus fort pourcentage français de la 2e guerre mondiale ne fut d’aucun « titre » à la France. Roosevelt, aveuglé par son anticolonialisme, interdit toute assistance de la 14e Air Force. Chennault, son chef, déplora de « laisser massacrer des Français dans la jungle », son gouvernement désirant « voir les Français chassés d’Indochine par la force » afin que cela « fût facilité d’autant ».
Après la défaite japonaise, les prisonniers français restèrent des semaines gardés par des sentinelles nippones. Les faits avaient tragiquement donné raison à l’amiral Decoux. Mais, au lieu de le réinstaller symboliquement pour un mois, comme le fut le gouverneur britannique de Singapour, les responsables de la catastrophe le traduisirent en Haute Cour, gardé à vue pendant des mois au Val de Grâce, avant qu’intervint un non-lieu. Ses assistants furent victimes d’une même proscription.
Née du 9 mars, la guerre d’Indochine commençait…

Philippe Grandjean